vendredi, octobre 19, 2007

"Un être humain est une partie d'un tout que nous appelons "l'univers", une partie limitée dans le temps et l'espace. Il fait l'expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste - c'est une espèce d'illusion d'optique de la conscience. Cette illusion est une espèce de prison pour nous, qui nous limite à nos désirs personnels et à l'affection pour quelques proches. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de compréhension et de compassion pour embrasser toutes les créatures vivantes et la nature dans sa beauté."

Albert EINSTEIN.

jeudi, août 23, 2007



Vivre pleinement le moment présent est sans doute l'une des plus belles choses que j'ai apprises en Asie...

Voir toute la beauté de l'arbre qui se berce au gré du vent,
Celle des nuages toujours en mouvement,
Et le doux soleil qui transcende notre être par sa flamboyance.

Apprendre...
À connecter avec ma nature profonde
Mon p'tit feu intérieur
Mon essence
Être plus vraie et authentique
Plus dans l'être que dans le faire
Moins dans l'égo et la performance
Non-jugement, non-résistence et non-attachement
Liberté, plénitude
Pour goûter ce qu'est la vie
Celle qui est en moi,
Celle qui est en nous.

Que la vie soit douce pour vous.
Que la marche soit lente
Que l'ouverture s'agrandisse, que votre coeur s'attendrisse
Que ce temps qui existe soit votre demeure
que cette demeure s'épanouisse...
De retour...

Le retour à Montréal est toujours un changement surprenant à la suite d'un long voyage. Je reviens de près de deux mois en Asie et je trouve plutôt déstabilisant mon nouvel environnement. Pourtant celui dans lequel j'ai été élevé. Celui où j'ai toujours habité. Celui où j'étais avant de partir...

Il y a beaucoup de nostalige lorsque l'on revient d'un magnifique périple à l'étranger. Quitter un monde si simple, si vrai. Si envoûtant par ses plages paradisiaques et ses montagnes vertes de vie. Ouverture, profonde écoute, connexion avec les gens et avec la nature étaient toujours présents. Et chacune des belles rencontres que j'ai faites me touche profondément.

C'est fou ce que l'on évolue en voyageant. Apprendre chaque jour. Simplement par observation. Et par nouvelles expériences de vie. Même si le retour est rempli d'émotions, je me sens privilégiée de m'être offert ce magnifique voyage ! La Thaïlande, le Laos et le Vietnam... destinations surprenantes, "conscientisantes", paisibles, satisfaisantes !!!

jeudi, juin 14, 2007

Ben Harper !


Une chanson qui prône la liberté, l'authenticité et le plaisir de vivre pleinement la vie ! Le feu de Ben Harper dans cette chanson est à son meilleur, vibrant et énergisant comme je l'aime...

Profitez pleinement du magnifique soleil et je vous souhaite de passer un été rempli de bonheur ! Faites-vous plaisir !!!

jeudi, mai 31, 2007


Shooting photo...

Je suis sur la Une du Journal Voir !!! Ou plutôt, du cahier "Voir la Vie" pour la photo principale...

Catherine a choisi que je fasse le shooting photo pour son article sur les 5 à 7 de la Rive-Sud. Moi et Vincent on a pu boire de la sangria au Cafka, à Longueuil, sous les doux rayons de soleil par une chaude journée de printemps... C'est une drôle d'expérience quand même, surtout quand les amis serveurs affichent cette fameuse photo un peu partout au resto !!! Mais le genre d'expérience qui m'a fait réalisé à quel point je n'apprécierais pas être mannequin. Le résultat est surprenant, mais ce n'est pas vraiment un milieu dans lequel je m'émanciperais. Je pense que j'ai besoin de plus de pronfondeur, de moins de "paraître" et de plus "d'être".

Ça me rappèle la fois j'étais en train de magasiner quand un homme me demanda si j'étais intéressée à intégrer son agence, en me laissant sa carte d'affaire. J'avais 18 ans, mais déjà le felling que ce n'était pas un milieu où je pourrais évoluer dans le sens dont j'avais envie.

Quelques années plus tard, la vie me donne raison. C'était un shooting photo hyper le fun, mais poser à longueur d'année ? Nah... ce n'est pas fait pour moi !
Les coïncidences !

On est allée au Barraka mardi soir pour souligner l'anniversaire de ma meilleure amie C. que j'aime tant. Après avoir croisé Jean-Philippe Cipriani et Nicola Ciccone, on s'est mis à parler de ces fabuleuses coïncidences qui sont si intriguantes lorsque l'on s'y attarde un tant soit peu... Certains disent qu'il n'y a pas de hasard. Depuis que j'ai lu le livre de Deepak Chopra, c'est fou comment je réalise à quel point tout est coïncidence et nous détenons le pouvoir sur notre propre vie.

N'avez-vous pas déjà reçu l'appel de quelqu'un juste au moment où vous pensiez à cette personne ? Nombreuses sont les coïncidences dans nos vies qui peuvent être considérées comme des messages du destin. Je pense qu'en étant attentive à ces signes, nous prenons conscience de toutes les possibilités que la vie nous réserve. Et nous pouvons donner à nos rêves les moyens de s'accomplir, simplement grâce à cette forme d'attention. Au fond, ce n'est qu'être à l'écoute des petits détails de notre quotidien, qui prennent tout leur sens lorsqu'on les lie ensemble. Différents maillons qui, une fois assemblés, forment la chaîne de notre propre histoire.

Je n'ai pas encore lu le livre The Secret dont tout le monde parle, mais je pense qu'il aborde à sa façon le pouvoir que nous avons sur notre destinée. Et si nous tenions réellement les rênes de notre bonheur ? La loi de l'attraction, comme si notre véritable intention avait l'effet d'un aimant sur les situations dans lesquelles nous interragissons. "Ce que l'on désire vraiment nous attend déjà", m'a-t-on déjà dit. Et c'est bien vrai....

J'ai acheté mon billet d'avion pour Bangkok, départ pour la Thaïlande dans un mois !!! Yéééééééé !

mardi, mai 29, 2007

Les 4 pièges de notre communication


Pour le 50e message de ce blogue, j'ai choisi de vous expliquer les 4 pièges habituels dans notre communication qui peuvent nous être si utiles et bienveillantes !

Les malentendus apparaissent dans notre façon de communiquer, soit par un manque d'écoute ou un manque d'expression. Et souvent, nous nous contentons de notre jugement, de notre interprétation, de notre perception de la chose. Nous ne sommes pas en lien avec la réalité, mais plutôt avec la réalité telle que nous avons peur qu'elle soit. Nous enfermons la réalité dans notre tête et elle est biaisée par nos émotions, notre subjectivité.


Tentez de prendre une situation et de respecter les faits neutres, les actions réelles de la situation. Vous verrez la difficulté à être objectif, et la facilité que nous avons pris à interpréter les choses.

Nos interprétations sont un piège à notre communication dans notre rapport à nous-même et dans celui à l'autre. Ces jugements font émerger la violence dans notre expression verbale et non-verbale. Les croyances comme, par exemple, dans la phrase suivante : "Tous les musulmans sont extrémistes et veulent s'intégrer partout", font violence à tous les individus musulmans qui ne sont ni extrémistes, ni aucunement intégristes et au contraire, sont ouverts à l'évolution, à la diversité des choses.

Ces jugements proviennent souvent d'un autre piège de notre communication : le système binaire. Quelqu'un est bon ou mauvais, fort ou faible. Cela divise les gens et nous divise intérieurement aussi. Plutôt que de s'accueillir dans nos différences, notre personnalité dans son entièreté, nous nous caractérisons par notre statut, notre qualité la plus flagrante et ignorons toutes les autres éléments qui faisons de nous ce que nous sommes. "C'est un manuel ou un artiste ?" Comme si quelqu'un ne pouvait pas être à la fois manuel et artiste...

Le langage déresponsabilisant est lui aussi, un piège en communication non violente. "Je dois, je devrais, il faut que tu, c'est le règlement, ce sont les ordres..." Ce langage, et la conscience qu'il traduit, nous déresponsabilise de nous-mêmes. Bien sûr, il nous arrive que certaines actions ne nous semblent pas très plaisantes. Par contre, ce n'est pas parce qu'il y a contraintes, qu'il n'y a pas de liberté. Et ce n'est pas parce qu'il y a liberté qu'il n'y a pas de contraintes. "Il faut sortir les poubelles parce que c'est l'heure". Ce n'est pas il faut, mais plutôt "Je choisis de sortir les poubelles à cette heure, parce que j'ai besoin d'ordre, d'hygiène, de salubrité, de place chez moi".

La liberté ce n'est pas de faire tout ce que l'on veut, mais bien de choisir les actions qui semblent les plus satisfaisantes pour nous. Par exemple, le feu rouge sur la route n'est pas une contrainte, c'est plutôt mon allié parce qu'il garantit ma sécurité...

jeudi, mai 24, 2007

Seize the Day !

La générosité procure la joie,
L'honnêteté procure la paix.
Plus nous donnons notre énergie généreusement,
Plus elle nous est rendue.

L'amour au passé n'est qu'un souvenir.
L'amour au futur n'est qu'imagination.
C'est seulement ici et maintenant
Que nous pouvons réellement aimer.

Il n'y a pas de lieux sacrés
Ni de personnes sacrées,
Il n'y a que des instants sacrés.

Si tu prends soin de chaque instant,
Tu prendras soin du temps en tout temps.
Il n'y a qu'un moment où il est essentiel de s'éveiller : ce moment même...

mercredi, mai 23, 2007

La colère, ce sentiment mal aimé

Lorsque nous ressentons des sentiments moins plaisants comme la colère, la peur ou la tristesse, dès l'enfance, nous avons appris à réprimer ces émotions. D'où le malaise de les ressentir et de les exprimer. Pourtant, c'est en apprenant à mieux vivre ces sentiments que nous pouvons d'abord les accueillir, pour ensuite les travailler. Ce faisant, nous pouvons par la suite être à l'écoute de la colère, la peur et la tristesse chez l'autre. En réprimant, au fil du temps ce que nous avons sur le coeur, nous déprimons et nous sentons vulnérable.Lorsque nous faisons face à ces émotions "mal aimées", nous avons pris l'habitude à préparer notre réponse plutôt que de véritablement écouter ce sur quoi elle nous informe (nos besoins).

L'intelligence intellectuelle est encouragée partout dans notre société, tandis que l'intelligence émotionnelle qui est la véritable forme de conscience qui nous fait grandir, pour éventuellement nous aider à s'épanouir, ne nous a pas été enseignée ni à l'école, ni même ailleurs.

Nous avons appris à racheter la paix en disant aux autres "Ça va, je ne suis pas fâché/ je ne suis pas triste" et à nous couper de nos émotions, de ce que nous ressentons. Nous avons appris à être sage et raisonnable, plutôt qu'à accueillir ce que nous vivons intérieurement. "Fais ce que tu crois que les autres attendent de toi", plutôt que de se montrer sous son vrai jour.

Au fond, les sentiments agréables (joie, épanouissement, sérénité...) nous informent sur les besoins qui sont comblés, tandis que les émotions moins agréables (colère, peur, tristesse) nous indiquent qu'il y a en nous des besoins insatisfaits. Ainsi, tous les sentiments sont les bienvenus, puisqu'ils nous informent équitablement sur nos besoins.

jeudi, mai 17, 2007

Peut-on se permettre d’être soi-même…?

Cette question peut sembler naïve, mais elle sous-tend la plupart des hésitations que l’on a à s’exprimer, à s’opposer, à se proposer, à s’exposer et à s’affirmer.

J’ai tendance à penser qu’il est généralement plus sain et plus rentable d’être soi-même que de ne pas l’être. Bien sûr, il peut parfois être prudent de se taire et de se camoufler en présence de personnes qui paraissent manipulatrices et imprévisibles mais, au quotidien, quand on doit vivre ou travailler avec d’autres, la rétention et la dissimulation compliquent terriblement l’existence.

Les coûts de la non-authenticité
Il y a des gens qui se retiennent ou qui jouent des rôles parce qu’ils ont peur des réactions de l’autorité, du syndicat, de leurs pairs ou de leurs clients. Si cette stratégie peut, à court terme, donner une illusion de contrôle et de sécurité, elle devient rapidement frustrante et s’avère la plupart du temps inefficace. Si un patron a envie de critiquer, il le fera même si on s’efforce d’avoir l’air parfait. Si un syndicat a décidé d’embêter la direction, il le fera même s’il fait face à des virtuoses de la marche sur des œufs.

Certains n’osent jamais avancer leurs diées par crainte de l’erreur ou du ridicule. Ce faisant, ils privent leur équipe d’un apport intéressant et se privent eux-mêmes de la reconnaissance que récoltent des collègues qui, par la suite, ont la générosité et le cran d’exprimer ces mêmes points de vue. D’autres se déguisent carrément pour plaire aux autres. Cette stratégie est plus compliqué que celle de se présenter sans masque. Elle est aussi plus hasardeuse, car rien ne garantit que le déguisement plaira plus que le naturel.

Pourquoi est-il si difficile d’être soi-même ?
Nous vivons dans un monde d’images et de modèles. La littérature populaire et la publicité n’ont de cesse de nous bombarder de slogans sur ce qui est « tendance ». Tout le monde s’y laisse un peu prendre, même dans les milieux où il est chic d’être anti-conformiste.

Dès notre plus tendre enfance, on nous évalue par rapport à des moyennes. Tout le monde rêve d’un poids moyen, d’une intelligence au-dessus de la moyenne. Il devient difficile de se connaître soi-même, car on a trop de chiffres pour se comparer et trop peu de mots pour se décrire. Plus tard, dans l’entreprises, on nous présente des profils de compétences qui camouflent souvent des codes de comportements stricts et conventionnels. Mieux vaut être jeune et ambitieux que vieux et équilibré, sérieux et exigeant que zen et indulgent. Pour couronner le tout, les horaires déments et l’omniprésence des gadgets de communication favorisent peu l’intimité avec ceux qui pourraient nous servir de miroir, ou le silence qui permettrait la réflexion sur soi.

Être soi-même, c’est quoi au juste ?
Être soi-même, ce n’est pas l’opposition de l’adolescent qui crie « J’existe, j’ai le droit ! », ni la complaisance du voisin qui vous inflige d’es « J’ai mauvais caractère, je suis fait de même, c’est pas de ma faute » et s’encapsule dans sa médiocrité.

Être soi-même, c’est tenter d’agir et d’interagir selon ce que je sens, ce que je pense, ce que je veux et ce que je peux.

C’est donner mon opinion lors d’une discussion, c’est aussi changer d’idée si l’argument d’un autre me convainc. C’est exprimer mes sentiments, manifester clairement mes besoins, respecter mes priorités. C’est agir en conformité avec mes valeurs et mes principes. C’est prendre ma place, me permettre d’être spontané et d’affirmer mon style. C’est me situer comme individu unique, tout en étant conscient d’être un parmi d’autres.

Être soi-même, c’est en quelque sorte un processus d’alignement conscient, dynamique, continu et évolutif qui implique une présence et une volonté de contact authentique avec soi-même et les autres. C’est un choix lucide, un choix exigeant certes, mais qui donne un sens personnel aux événements, la sensation d’être libre et responsable et qui est finalement plein de bon sens si on accepte que rien n’est jamais parfait ni statique.

Parfois tout est clair, parfois tout est confus. On est tantôt aligné, tantôt désaligné, on se sent tantôt à l’aise, tantôt mal à l’aise. Il suffit de s’en apercevoir et d’agir en conséquence, au meilleur de sa connaissance et de ses capacités.
10 choses que je peux faire…


TRÈS CONCRÈTEMENT, DIX CHOSES QUE JE PEUX FAIRE POUR CONTRIBUER À L’HARMONIE EN MOI ET ENTRE LES GENS QUE JE CÔTOIE AU QUOTIDIEN

1. Prendre du temps chaque jour pour réfléchir calmement à la manière dont j’aimerais être en relation avec moi-même et avec les autres.

2. Me rappeler que tous les être humains ont les mêmes besoins.

3. Vérifier mon intention pour voir si j’ai autant envie de voir les besoins d’autrui satisfaits autant que les miens.

4. Alors que je m’apprête à demander à quelqu’un de faire quelque chose, vérifier d’abord si je suis en train d’exprimer une demande ou une exigence.

5. Au lieu de dire ce que je ne veux pas qu’une personne fasse, dire ce que je souhaite qu’elle fasse.

6. Au lieu de dire ce que je veux qu’une personne soit, dire quelle action j’aimerais qu’elle pose et qui l’aiderait à être comme j’aimerais qu’elle soit.

7. Avant d’exprimer mon accord ou mon désaccord avec les opinions d’une/e autre, essayer de me mettre en phase avec ses sentiments et ses besoins du moment.

8. Au lieu de dire « non », dire quel besoin m’empêche de dire « oui ».

9. Si je me sens contrariée/e, penser au besoin qui, à cet instant, n’est pas comblé en moi et à ce que je pourrais faire pour le satisfaire, plutôt que de me demander ce qui ne va pas en moi ou chez les autres.

10. Au lieu de complimenter une personne qui a fait quelque chose que j’apprécie, lui exprimer ma gratitude en lui disant le besoin que son action a satisfait.

mercredi, mai 02, 2007

L’EMPATHIE

Je dirais que l’empathie, c’est la présence. Une présence pleine vis à vis de ce qui est vivant dans la personne à ce moment, en n’amenant rien du passé. Plus vous connaissez la personne avec qui vous échangez, plus c’est difficile d’être en empathie. Plus vous avez étudié l’empathie, plus il va être difficile de vraiment témoigner de l’empathie, parce qu’il faut être en mesure d'amener aucune pensée pour pouvoir véritablement y accéder.

Si vous pratiquez la danse, le yoga ou le surf, vous allez probablement être meilleurs dans l’empathie parce que vous êtes plus à l’écoute de ce qui est inscrit dans votre corps lorsque vous pratiquez l’une de ces activités. C’est être présent et aller avec l’énergie de la personne. Ce n’est pas une classification mentale ni une analyse de l’autre. Dans l’empathie, vous ne parlez pas du tout. Si vous prononcez quelques mots, c’est que vous n’êtes pas totalement sûrs d’être connecté avec l’autre. Donc peut-être allez-vous prononcer des paroles, mais les mots eux-mêmes, ce n’est pas ça l’empathie. L’empathie passe par les yeux, par le langage corporel. Elle se produit lorsque la personne connecte avec ce qu’il y a de plus vivant en elle, à ce moment précis.

S’il y a un bébé devant nous qui pleure, nous avons naturellement l’élan de répondre à son besoin d’amour, de réconfort, de soif ou de faim. Les animaux aussi sont un excellent exemple de connexion constante avec les besoins. Leurs actions sont en réponse directe à ceux-ci. Nous avons beaucoup à apprendre de ces êtres qui n’ont pas appris à juger les autres et à se juger soi-même.

Contribuer au bien-être des autres est la chose la plus belle que nous puissions vivre, celle qui nous rend le plus heureux je crois. Nous avons l'opportunité de répondre aux besoins de chaque individu : il y a assez de nourriture et de ressources médicales pour subvenir au monde entier. Tout ce qui nous manque est la conscience et une fois que nous y accédons véritablement, nous n'avons qu'à agir rapidement. Pour diminuer les dégâts de cette souffrance qui apporte tant de dépression et de violence autour de nous...

lundi, avril 30, 2007

Nouveau langage...

Suite à mon séjour d’approfondissement de la Communication Non Violente (CNV), j’ai envie de vous partager certaines connaissances que j’ai acquises sur l’empathie. Cette forme de communication qui est si nourrissante lorsque nous nous l’accordons à nous-mêmes et si bienveillante lorsque nous la partageons avec quelqu’un. Nous sentons à l’intérieur de nous une plus grande écoute, un grand respect face à aux émotions qui circulent en nous.

Comme le souligne Marshall Rosenberg (le psychologue américain qui a initié la CNV il y a quarante ans) dans ce vidéo, une mauvaise forme communicationnelle a commencé il y a 10 000 ans. La présence des premiers humains s’est produite avec l’établissement d’une structure de domination. Un noyau de la population contrôle la majorité, en se supposant supérieur. Le langage de domination qui divise la société selon ce qu’ils sont supposés être est alors survenu. Et depuis, nous communiquons entre nous en nous référant à des jugements sur ce que les autres méritent. Selon leur statut, leur étiquette que nous leur associons. Ce qui est bon ou mal, vrai ou faux. Dans cette analyse mentale et cette forme de communication émerge deux groupes qui sont en guerre.

Dans ce langage, est-ce que nos besoins sont véritablement comblés ? Et s’ils ne le sont pas, que pouvons-nous faire pour les combler par la communication ? Voilà ce à quoi répond Marshall Rosenberg dans l’extrait vidéo. Si nous parvenons à entendre les besoins de la personne derrière son langage habituel, nous devenons alors des traducteurs de ce qui se passe véritablement en elle. Une fois que la personne reconnaît ses besoins, la prochaine étape, c’est l’empathie.

Parce que plusieurs souffrances sont vécues dans notre langage habituel entre nous, mais surtout parce que c'est un processus qui doit être accessible à tous, voici un extrait de Marshall Rosenberg qui a écrit le magnifique livre « Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs ». Bonne écoute !


mercredi, avril 25, 2007

Médiation

Je reviens d'un séjour magnifique à Loretteville, près de Québec. Je suis grandement inspirée par cette nouvelle formation de communication non violente que je viens de suivre axée sur la médiation. J'ai eu la chance d'y rencontrer une femme exceptionnelle. Quand je suis arrivée aux Ursulines, dans le groupe de 40 personnes avec qui j'allais approfondir mes connaissances sur cette approche, j'ai tout de suite senti qu'Anne Bourrit était celle vers qui mon regard se portait naturellement. Vêtue d'une longue robe rouge de laine et d'un long foulard blanc me rappelant celui du Dalaï Lama, la paix qui émane de cette femme est incroyable. Une bienveillance si imprégnée en elle que les gens en sont attirés comme des aimants.

Je me sens tellement privilégiée d'avoir fait cette rencontre, mais aussi celle de 40 personnes plus vivantes, plus ouvertes et plus à l'écoute les unes que les autres. En provenance d'un ministère fédéral ou étant gestionnaire dans une organisation, chacun est venu apporter sa couleur à nos échanges et notre pratique de médiation dans la communication non violente. Chacun m'a ému à sa manière. Je suis nourrie après ces deux jours dans mon désir de connecter avec ce qu'il y a de plus humain à l'intérieur de chacun de nous. Au-delà des mots qui peuvent être générateurs de conflits, il existe toujours une souffrance. Et cette souffrance est universelle.

J'ai parfois l'inquiétude que les gens n'ayant pas connaissance de la communication non violente ne puisse admirer toute la beauté et la force de cette approche. Depuis que j'y ai goûté, c'est devenu pour moi un phare qui me guide. Il répond tellement à mon besoin d'harmonie et de paix qu'il correspond à cette foi religieuse qui peut tant nous inspirer. C'est fou comment je sens lentement, mais combien intensément, cet enracinement prendre forme en moi. Nous n'avons jamais appris à bien reconnaître nos besoins depuis 10 000 ans (depuis qu'il y a un humain sur la Terre) qu'il est bien normal que l'apprentissage de la communication non violente et de la médiation en ce sens prennent quelques heures... Et ça me fait sourire quand je pense à cela, parce que j'aurais envie parfois que ce soit un processus rapide pour que l'harmonie s'installe ici, maintenant en moi et dans chacun de nous. Mais je suis confiante d'avoir la patience pour poursuivre ma route sur ce chemin de l'empathie et de l'écoute. Et ce nouveau modèle de celle que j'ai envie d'appeler "la Marshall Rosenberg au féminin", Anne Bourrit, m'inspire beaucoup de confiance pour la suite des choses. Pour mon mémoire de maîtrise sur la communication non violente qui désamorce les conflits, pour l'approfondissement de mes capacités de médiatrice par les échanges avec les individus qui croisent mon chemin. Parce que chaque dialogue est une occasion pour m'exercer dans ce langage du coeur qu'est celui des sentiments et des besoins.

Merci chère Anne pour ce moment privilégié. Et j'ai aussi envie de me dire merci. Merci de m'être accordé ce magnifique moment de célébration et d'émerveillement révélé par cet espoir commun de connecter avec la paix. "Parce qu'au-delà du bien et du mal il existe un champs où j'aimerais que l'on se rencontre"...

lundi, avril 16, 2007

CHILDREN OF MEN

Pour poursuivre sa réflexion sur les accommodements dits "raisonnables", sur l'acceptation des différences, la montée de la droite au Québec ou sur l'utilisation de la communication non violente pour exprimer ses émotions et ses besoins et demeurer empathique envers soi et les autres...

La tuerie d'aujourd'hui à l'Université américaine Virginia Tech démontre aussi toute l'agressivité qui peut naître en se construisant une fausse identité de l'autre. En relations internationales, nous l'appelons l'école des Constructivistes. En réalité, nous sommes tous un peu des constructivistes qui nous bâtissons une image mentale des autres, en se référant à des préjugés, en se basant sur des jugements ou des craintes personnelles qui installent une menace en nous.

Un monde pacifique est-il possible ? Absolument. La question qu'a soulevé Issaka Souaré aujourd'hui est indéniable : "Si l'on peut financer la guerre, alors pourquoi ne pouvons-nous pas financer la paix ?" Écouter les besoins qui sont à l'intérieur de nous plutôt que d'accumuler au point de vouloir violenter les autres et soi-même, voilà déjà un très, très bon début.

Variation sur un même thème. Un film à voir : Children of men.

vendredi, avril 06, 2007

Accommodements dits raisonnables

J'ai beaucoup de difficulté avec ce terme que nous utilisons depuis quelques mois quand bon nous semble. Est-ce qu'il y a quelque chose de raisonnable dans ces accommodements obligatoires que l'on a d'abord émis à Hérouxville ? Absolument pas. Si l'on utilise cette formule pour exprimer que c'est la raison de l'intellect qui mène sur l'ouverture et la compréhension venant du coeur, alors je comprends bien. Mais je n'y adhère aucunement. Pour moi, ce sont des accommodements irraisonnables, parce qu'ils ne sont pas en lien avec mes valeurs de liberté, d'indulgence, de conscience de l'autre.

Selon un récent sondage, il semble que 80% des Québécois désirent inciter les immigrants à s'assimiler à notre culture, comparativement à 44% ailleurs au Canada. Plusieurs se sont sentis visés lorsque les médias ont révélé que la majorité des Québécois était raciste. Nombreux étaient ceux qui se sont montrés réducteurs face à cette révélation. Même Jean Charest était revenu sur le sujet en exprimant son opinion "Selon moi, les Québécois ne sont pas racistes". Vous voyez le paradoxe ?

En fait, si la plupart des Québécois sont pour les accommodements dits raisonnables et partagent avec nos ancêtres colons le même désir d'assimilation, c'est que la majorité des Québécois est raciste. Je ne parle pas ici d'extrémisme, mais bien de méconnaissance des immigrants, de manque d'ouverture d'esprit et d'incompréhension face à certaines cultures. Parce qu'en fait, c'est ça le racisme. Ne pas voir l'autre comme étant l'égal de sa propre personne. Ne pas aller au-delà des différences visibles pour réaliser que tous les humains sont complètement semblables. Nous vivons tous et toutes les mêmes émotions et avons les mêmes besoins.

À Enjeux mercredi soir, le reportage "Les deux solitudes" de Raymond St-Pierre démontrait bien la différence entre les Québécois et les citoyens du ROC sur les questions sociales. Nous avons souvent associé les Canadiens anglais à une société plus américanisée, plus près de la droite catholique. Pourtant, sur plusieurs points, les Québécois sont ressortis comme étant moins ouverts d'esprit, plus "vieux jeu".

À chaque fois que je m'exile, je réalise que les jeunes Québécois sont nombreux à voyager partout à travers le monde. Nombreux à prendre leur packsac pour explorer de nouvelles avenues. Nombreux à choisir le courage, la solidarité et l'amour du dépaysement. Ça me donne espoir. Espoir, parce que voyager, c'est s'ouvrir à d'autres cultures, à d'autres mode de vie, à d'autres mentalités. S'ouvrir sur le monde pour mieux le saisir...

J'ai vraiment hâte de partir en Thaïlande et au Vietnam !!!

mercredi, avril 04, 2007

Namaste !


La pratique du yoga, la musique apaisante et les paysages de ce vidéo m'inspirent. J'avais envie de partager cette belle sérénité avec vous...

Bonne journée !